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Lire des thèmes comme on voit la vie

Liz Greene - Conférence pour l'Astrological Association - septembre 2008

En 1986, dans un article pour The Astrological Journal consacré à Dane Rudhyar, Alexander Ruperti a écrit :

Il n’y a pas qu’une Astrologie avec un A majuscule. A chaque époque, l’astrologie de son temps fut une réflexion sur l’ordre que chaque culture voyait dans les mouvements célestes, ou sur la relation que la culture formulait entre les cieux et la terrei.

voire la vie Voilà une citation que nous ferions bien de nous souvenir et même de nous répéter à chaque fois que nous tentons de définir la nature de l’astrologie, que nous utilisions pour cela un système de croyances personnel ou un autre mondialement admis. Plus encore que le contexte de la culture (ou subculture) dans laquelle nous vivons, la prédisposition de l’astrologue façonne les définitions et expressions données à l’astrologie, à la fois dans sa pratique et sa philosophie. Aucun cadre théorique unique ne saurait l’expliquer ; on ne peut la voir que dans un contexte religieux, philosophique, social et politique donné et, de manière tout aussi importante, dans la perspective de ceux qui l’exercent dans un milieu et un endroit particulier, à une époque ou dans un siècle particulier. Aujourd’hui, contrairement à nos confrères du Moyen-âge, nous pouvons choisir parmi un large éventail de religions et de modèles socio-économiques et politiques sans avoir peur du bûcher. Il est alors de plus en plus contestable d’essayer de trouver "Une Seule Astrologie Vraie" à même d’offrir la sécurité spirituelle et idéologique absolue, mais qui identifierait les astrologies hérétiques comme "incorrectes", "mauvaises" ou "fausses".

Je voudrais maintenant vous montrer les résultats de deux études faites par des astrologues sur des astrologues. Les deux mettent en lumière le problème important des différences individuelles et culturelles.

Comment les astrologues voient l’astrologie

Etude de Shoshanah Feher sur la façon dont les astrologues voient l’astrologie

  • Comme un art de guérison 92 %
  • Comme un outil psychologique 99 %
  • Comme partie d’une "religion métaphysique" 61 %
  • Conjointe à d’autres enseignements ésotériques 25 %

Dans son article Who Holds the Cards ? Women and New Age Astrology publié dans une collection d’essais intitulée Perspectives on the New-Age, Shoshanah Feher a interrogé un groupe d’astrologues lors d’un congrès de l’American Astrology sur la façon dont ils voyaient l’astrologie (et l’on peut supposer que la façon dont ils la voient – ou nous la voyons – inclut la façon dont ils la pratiquent – ou nous la pratiquons) ainsi que les perspectives, attitudes et motivations implicites selon les diverses écoles d’interprétation. Il en a résulté que 92 % des personnes interrogées considéraient l’astrologie comme un art de guérison, 99 % comme un outil psychologique, 61 % l’assimilaient à une "religion métaphysique" liée à un courant spirituel tel la théosophie, le néoplatonisme, le bouddhisme ou le néopaganisme, tandis que 25 % ont dit la combiner avec une discipline spirituelle comme le yoga, la méditation, voire des pratiques rituellesii.

Même si cette étude confirme ce que disait Alexander Ruperti, à savoir qu’il n’y a pas qu’une Astrologie avec un A majuscule, elle ne saurait être une somme exhaustive des opinions des astrologues sur leur astrologie. Aucun questionnaire, plus encore celui n’ayant que des cases à cocher, ne peut contenir toutes les façons extrêmement subtiles, complexes et parfois très créatives qu’ont les astrologues de combiner les différents aspects de leur travail. L’enquête était aussi limitée en termes culturels parce qu’elle a été faite lors d’un congrès aux États-Unis et non en Angleterre, en Allemagne, en France, en Suisse, en Slovénie, en Russie, en Italie ou au Danemark où les pourcentages auraient probablement été différents, y compris d’une région à l’autre car aucun pays n’a de culture homogène. De surcroît, les catégories de Shoshanah Féher étaient limitées et standards ; chacun d’entre nous aurait pu facilement s’expliquer et s’étendre sur plusieurs lignes pour offrir des définitions plus nuancées et complexes. Depuis 1992, année de l’étude, ces définitions de l’astrologie données par les astrologues se sont inévitablement modifiées au fil des déplacements des planètes extérieures dans les signes, le monde autour de nous a changé et de nouveaux paradigmes influents sur l’astrologie ont émergé, notamment dans la mode, la musique, la littérature et l’art. De nouvelles définitions et terminologies – ou de bien plus anciennes apparues pour la première fois il y a des décennies voire des siècles – sont entrées dans le discours astrologique pour compléter celles déjà existantes, tandis que d’autres, qui étaient le nec plus ultra à une époque, ne sont plus du tout prises au sérieux aujourd’hui par de nombreux astrologues. Dans dix ans, nos perceptions sur l’astrologie auront encore changé. Ceci étant, malgré ses limites, l’enquête de Shoshanah Feher démontre de façon claire, simple et incontestable la grande diversité qui règne dans la communauté astrologique.

Quelles sont les croyances des astrologues

  • Croyant en la réincarnation : 78 %
  • Croyant dans la loi du karma : 63.5 %
  • Croyant en une Conscience Suprême: 52.2 %

Dans sa thèse de doctorat présentée à l’Université de Bath Spa (Angleterre) et intitulée Prophecy, Cosmology and the New Age Movement, Nick Campion a proposé un nombre bien plus grand de questions complexes pour vérifier la nature des croyances et des vues qu’ont les astrologues sur leur savoiriii. Les participants pouvaient cocher plusieurs réponses et définir l’astrologie de différentes manières sans être limités à un seul choix. Certaines questions exploraient même leurs affiliations et éducations religieuses, ainsi que leurs attitudes et comportements religieux actuels. Il est apparu que 78 % d’entre eux croyaient à la réincarnation, 64 % à la loi du karma et 52 % en une Conscience Suprême. Bien que les statistiques soient généralement utilisées par des sociologues sceptiques pour discréditer l’astrologie et que bon nombre d’astrologues s’en méfient, elles n’ont pas été utilisées ici pour confirmer ou infirmer sa validité. Elles explorent la multitude des attitudes et croyances à l’intérieur de la communauté astrologique contemporaine, et sont hautement significatives de la nature extrêmement personnelle que revêtent la théorie et la pratique astrologiques.

Nous avons tous des convictions spirituelles ou religieuses, même si nous nous disons athées. L’athéisme est lui-même une forme de religion puisqu’il implique une croyance positive dans l’absence totale d’éléments numineux ou divins dans la vie. Richard Dawkins en est un excellent exemple, lui qui exhibe tous les attributs du réformateur religieux fanatique dans ses efforts pour éradiquer la religion. Nos considérations religieuses vont inévitablement colorer la façon dont nous comprenons le sujet de l’astrologie et donc la façon dont nous présentons nos interprétations au client – même si celui-ci est d’une religion totalement différente de la nôtre. Nos points de vue spirituels ou religieux sont intimement liés à notre moralité, nos choix éthiques et nos façons de voir – et de vivre – la vie. Si nous choisissons d’informer ou de conseiller des clients, ce conseil, aussi "impartial" soit-il, sera conditionné par nos priorités morales et éthiques.

Comment les astrologues voient l’astrologie

Etude de Nick Campion sur la façon dont les astrologues voient l’astrologie

 

British (AA conference)

American (UAC conference)

Comme une science

Comme une science divine

Comme un outil psychologique

Comme une forme de divination

Comme une religion

Comme une voie de croissance spirituelle

Comme une forme de conseil

Comme un art de guérison

Comme un moyen de prédire l’avenir

24,5 %

42,0 %

64,8 %

33,3 %

6,9 %

66,0 %

57,8 %

53,4 %

42,0 %

36,1 %

52,0 %

60,5 %

40,1 %

7,9 %

55,9 %

65,1 %

57,9 %

43,4 %

Le questionnaire de Nick Campion, plus détaillé et révélateur que celui de Shoshanah Feher, a été proposé à deux groupes d’astrologues : l’un issu de l’United Astrology Conference aux Etats-Unis et l’autre de l’Astrological Association en Angleterre. Bien qu’ils aient répondu aux mêmes questions et n’étaient pas en conflit drastique les uns envers les autres, les astrologues anglais et américains ont exprimé des différences de conception et de points de vue fascinantes. Dans les deux groupes, le pourcentage le plus élevé considère l’astrologie comme un outil psychologique (65 % des Anglais et 61 % des Américains) ou comme une voix de croissance spirituelle (66 % des Anglais et 56 % des Américains) ou les deux (souvenez-vous que plusieurs choix étaient possibles). Une proportion similaire (58 % des Anglais et 65 % des Américains) la comprend comme une forme de conseil. Plus d’Américains (40 %) que d’Anglais (33 %) la définissent comme une forme de divination. Curieusement, 36 % des Américains (mais seulement 25 % des Anglais) voient l’astrologie comme une science ; mais 52 % des Américains et 42 % des Anglais la considèrent comme une "science divine" - définition donnée par la plupart des astrologues allant de l’Antiquité à l’époque moderne, de Dorothée de Sidon (ier siècle après J.-C) à Ptolémée (iie siècle après J.-C), de Paul d’Alexandrie et d’Hephaestion de Thèbes (ive siècle après J.-C) à l’astrologue arabe Al-Kindi (ixe siècle après J.-C) et l’astrologue juif Abraham ibn Ezra (xiie siècle), à Bonatti (xvie siècle), Placidus, Wiliam Lilly (xviie siècle) jusqu’à Allan Leo, de qui provient finalement la majeure partie de l’astrologie du xxe siècle (nous reviendrons sur son cas plus tard). Un petit nombre d’astrologues la considèrent comme une religion ; 58 % des Américains et 53 % des Anglais, comme un art de guérison ; tandis qu’un grand nombre (42 % des Anglais et 43 % Américains) y voient un moyen de prédire l’avenir.

Dans la communauté des astrologues, les discussions sur les définitions d’une astrologie "vraie" ou "fausse" ont parfois malheureusement dégénéré du débat authentique aux attaques virulentes contre tous ceux dont les perspectives étaient en désaccord avec la spiritualité, ou contre tout individu historiquement éclairé à qui le cosmos aurait accordé à lui seul la Véritable Révélation. Bien que ce type d’animosité exagérée en dise long sur la nature des problèmes personnels de ceux qui s’engagent dans de telles polémiques, ces débats n’apportent rien de nouveau. Les différentes écoles d’astrologie et courants philosophiques sont en désaccord ouvert depuis que l’astrologie hellénistique a commencé son expansion au ier siècle avant J.-C. Dès lors, sans jamais avoir vraiment disparu, elle a "vacillé de paradigme en paradigme" ceux-ci étant diversement envisagés tant par ses partisans que ses détracteurs comme science, art, divination, chamanisme, artisanat, magie astrale, philosophie, religion, psychologie et métaphore poétique. Mais que les cieux soient mécaniques ou inhabités par une divinité, que le futur soit entièrement, partiellement ou peu prévisible, ce sont des croyances ouvertes à interprétation selon les convictions religieuses, l’héritage culturel et le tempérament propres à l’astrologue. Sur le plan historique, l’astrologie a démontré sa capacité à maintenir une tradition de formes symboliques stables tout en s’adaptant à une grande variété de contextes culturels, et une variété encore plus grande de vues et de pratiques individuelles.

Prenons l’exemple d’une configuration astrale particulière et voyons ce qu’en disaient les astrologues à différentes époques, pour nous rendre compte que, plus nous remontons le cours de l’histoire, moins l’interprétation semble personnelle, tant le contexte culturel général paraît dominer ces milieux où une théocratie ou un cadre religieux universellement accepté comme l’église médiévale est particulièrement puissant. La configuration que je veux examiner est Mars en Maison VIII, qui n’a jamais eu bonne presse tout au long des siècles.

Princesse Diana

Née le 1er juillet 1961 à 19h 45 à Sandringham (Angleterre)
Thème natal à l’intérieur du zodiaque ; transits au moment de la mort à l’extérieur

Diana of
Wales

Voici le thème natal de la Princesse Diana, née avec Mars en Vierge en Maison VIII. Ce thème est dressé selon le système Placidus – système de domification choisi parmi bien d’autres parfaitement valables tout aussi couramment utilisés – inscrit à l’intérieur du zodiaque, tandis que les transits pour le moment du décès sont indiqués à l’extérieur.

Le premier astrologue que je vais citer est Vettius Valens qui vécu au iie siècle après J.-C. Certes, il n’aurait pas pu utiliser le système Placidus, celui-ci n’ayant pas encore été développé mais aurait probablement eu recours à celui des maisons-signes [ou système des signes entiers] ; le Mars de Diana serait donc apparu en Maison X. Toutefois, l’objet de cet exercice n’étant pas de prouver la supériorité d’un système de domification mais plutôt d’explorer les diverses interprétations d’une seule configuration, quiconque est mécontent de cet exemple pourra considérer de la même manière le thème de John F. Kenny dont le Mars en Taureau est en VIII dans les deux systèmes. Vettius Valens nous dit dans son Anthologie IV.12 :

"VIIIème Maison : mort, avantages dus à la fatalité, procès, faiblesses… quand les maléfiques seuls sont présents [et là seuls Mars et le Nœud lunaire Nord sont dans la VIII puisqu’Uranus et Pluton étaient inconnus à l’époque de Valens] alors… les natifs se retrouvent accusés de meurtre ou trouvent le moyen de se mettre en danger."

Julius Firmicus Maternus était un astrologue chrétien du ive siècle après J.-C vivant sous le règne de l’empereur chrétien Constantin. Dans sa Mathesis, il est bien plus fataliste que Valens :

"Seul dans cette (huitième) Maison, il (Mars) prédit pauvreté, difficultés, fièvres, émeutes, révolutions, dangers. Mais si la Lune est dans la IIème Maison à partir de l’Ascendant, ceci fera une mort violente."

Comme on peut le voir, la Lune dans le thème natal de Diana est bien en Maison II selon le système Placidus, bien que Firmicus ait dû utiliser le système des maisons-signes ou un système à huit Maisons connu dans l’Antiquité. Cette tendance profondément déterministe a continué pendant la période médiévale : Abraham ibn Ezra au xiie siècle déclare par exemple que Mars en VIII indique "se faire tuer ou se faire dévorer par des animaux".

Ce sens de Mars en VIII persiste au xve siècle, comme on peut le lire dans l’Opusculum Astrologicum de Johannes Schöner :

"S’ils (les maléfiques) sont dans la VIIIème, le genre de mort est donné par le significateur du mal. Si Mars est dans un signe de terre, [il sera tué] par une chute ou un accident."

On distingue peu de changements dans les interprétations du début du xxe siècle en dépit de l’influence majeure de la théosophie dont a émergé l’astrologie "spirituelle" moderne. Curieusement, Alan Leo, dont nous verrons bientôt le thème de naissance, qui a toujours préféré les approches non prédictives mettant les qualités de la personnalité et les potentialités spirituelles en valeur, montre un déterminisme similaire – quoique plus tiède – lorsqu’il nous dit dans How to Judge a Nativity :

"Mars en Maison VIII indique une susceptibilité à une mort violente ou soudaine."

Le terme de "susceptibilité" est significatif car il implique une probabilité potentielle plutôt qu’un fait prédéterminé.

Sepharial, lui aussi adepte de la tradition théosophe, déclare :

"Mars dans la VIIIème : le partenaire conjugal dilapide la fortune du natif ; conflits concernant les biens de personnes décédées ; danger de mort violente."

Là encore, le mot "danger" suggère l’éventualité – faible toutefois – de plus d’une possibilité.

Puis une évolution très importante survient au milieu du xxe siècle reflétant peut-être une sécularisation plus grande mais aussi la prépondérance croissante de l’individualité sur des rôles sociaux assignés de façon rigide. Cette prépondérance du potentiel individuel sur la prédiction d’événements apparaît chez Margaret Hone, qui écrit dans son Modern Text Book of Astrology à propos de Mars en VIII :

"Importance de la sexualité. Intérêts pour le paranormal… la chirurgie et la psychologie attirent l’esprit."

Ici, pas de mention de mort. Ceci est dû en partie au malaise embarrassé des astrologues de cette époque à exprimer ce genre de déterminisme caractéristique des paradigmes précédents – ainsi qu’à leur dégoût croissant, après les ravages causés par deux Guerres mondiales, à reconnaître que nous devons tous mourir un jour. Mais ce peut être dû aussi à un changement de nos perceptions sur la nature des êtres humains, la vie et le pouvoir de choisir. Plus fort est le sentiment religieux chez l’astrologue, semble-t-il, plus grande est sa tendance au déterminisme, qu’il s’agisse d’influences planétaires imposées par un Dieu monolithique et patriarcal, ou de la fameuse loi du karma des récompenses et des punitions, inévitable et fondamentale au cours du voyage évolutionnaire de l’âme.

Dane Rudhyar, dont nous regarderons aussi le thème plus tard, nous offre une perspective ciblée sur le potentiel humain pour la transformation, présente non seulement dans le zeitgeist qu’annonce le New-Age mais aussi dans son thème personnel. Dans Les Maisons Astrologiques, il dit de Mars en VIII :

"comment une personne peut le mieux et le plus approcher de façon réaliste les opportunités et les restrictions impliquées, pour amener à un stade fructueux les relations dans lesquelles elle entre… Par cette relation, l’individu expérimentera une précieuse transformation de lui-même et pourra atteindre les profondeurs de la conscience et de l’expérience qu’il n’aurait jamais pu atteindre seul."

Et finalement, nous laisserons le dernier mot à Howard Sasportas qui, dans son livre The Twelve Houses, montre avec sa subtile ironie coutumière :

"Le Scorpion Dylan Thomas a écrit : "N'entre pas apaisé dans cette bonne nuit". Que les morts et les transformations soient de nature physique ou psychologique, Mars dans la VIIIIème suivra habituellement ce conseiliv."

Ces descriptions reflètent les bouleversements culturels qui se sont produits ici et là au cours du temps. Lorsque l'univers était encore peuplé d'entités célestes aux pouvoirs puissants et mystérieux, le destin, inextricablement lié à l'astrologie était négociable par des sacrifices et des rituels magiques. Mais voyez comment Valens, le plus ancien des astrologues que j'ai cités, montre déjà un biais psychologique inhabituel quand il suggère que ce sont les individus eux-mêmes qui trouvent le moyen de se mettre en danger. Puis, à l’aube de la théocratie chrétienne, le destin planétaire devient l'instrument de Dieu à travers un cosmos divinement créé comme une horloge et Mars en VIII n'a qu'un seul résultat possible. Enfin, plus on s'avance vers l'ère moderne, moins les textes astrologiques n’ont de perspective religieuse particulière et plus la personnalité de l'astrologue émerge de façon claire. La pluralité des approches astrologiques de notre ère postmoderne tend à confirmer de plus en plus ce que disait Carl Gustav Jung : "on ne voit que ce qu'on est le mieux à même de voir."

Alan Leo (William Frederick Allan)

Né le 7 août 1860 à 5h 49 à Londres

J'aimerais maintenant regarder de plus près comment chacun de nous "voit ce qu'il voit le mieux" par une brève exploration des thèmes de trois astrologues parmi les plus créatifs ayant été à l’origine de l'astrologie actuelle.

Alan Leo

Voici le thème d'Alan Leo, alias William Frederick Allan. Il est généralement considéré comme le "père fondateur" de l'astrologie moderne. La majeure partie de l'astrologie pratiquée aujourd'hui est issue de ses efforts pour promouvoir ce que Charles Harvey a appelé "une astrologie à tonalité philosophique et spirituellement orientée, qui serait plus un outil d'analyse psychologique de la personnalité qu'un simple moyen de prévisionv."

Bien que Alan Leo soit ouvertement ptoléméen quand il parle "d'influences" comme si les planètes étaient des facteurs/causes, son astrologie n'en est pas moins spirituelle et évolutionniste quand il nous dit :

Alan Leo"Je crois que l'Âme de l'Humanité est immortelle ou perpétuelle… Je crois que tous les êtres humains appartiennent à une Etoile Père dans le ciel… et je suis convaincu que chacun obtient le pouvoir de sa volonté d'une Sphère Planétaire d'Influence dont il use ou abuse, par laquelle il peut vaincre ses tendances vers le mal et contrôler sa nature animale. D'où ce que l'astrologie enseigne : le Caractère est le Destin."

L'astrologie d’Alan Leo, comme d'autres, est à l’image de son milieu culturel : dans son cas, la quête pour les réalités cachées ayant présidé à l’expansion de la Société Théosophique et au réveil de l'occultisme au tournant du xixe-xxe siècle, mais aussi à la publication de l'Interprétation des rêves de Freud en 1900, à celle des Symboles de la transformation de Jung, et à celle de la Variété des expériences religieuses de William James. Il se pourrait aussi que les astrologues aient identifié la conjonction Neptune-Pluton en Gémeaux de 1891-92 comme la signature de cet énorme virage culturel. Cependant, l'astrologie d’Alan Leo est aussi l’expression d'un être particulier. Avec sa dominante feu, ses amas planétaires en Maisons IX et XII, sa conjonction Soleil-Jupiter, son trigone Mars-Jupiter et son sesqui-carré exact Soleil-Neptune, le thème de Leo est celui d’un homme de mission spirituelle. Alan Leo était déterminé à éduquer le public le plus large à l'astrologie : c'était un prêcheur et un prosélyte né qui avait été représentant de commerce avant de s'immerger dans l’ésotérisme et l’astrologie. Il ne fait aucun doute qu'il croyait de tout cœur et intensément à l'évolution spirituelle qu'il promulguait. Certains astrologues du xxie siècle utilisent tout ou partie de ce système de croyances ; nombre d'entre eux font un excellent travail, avec une intégrité et un engagement total. Ce type d'astrologie n'est ni plus "juste" ou "faux" que d'autres. Peut-être que la chose la plus importante chez Alan Leo est que son astrologie, bien qu'articulée dans le langage théosophique et liée par sa vision du progrès culturel à des tendances culturelles plus vastes, est aussi profondément et sincèrement la sienne.

Dane Rudhyar

23 mars 1895, 0h 42, Paris

Ensuite, je voudrais brièvement explorer l'astrologie et le thème natal de Dane Rudhyar.

Alan Leo

Voici comment Rudhyar définit son astrologie :

Dane Rudhyar"Je crois... dans une astrologie de la transformation. Mon approche est orientée sur la possibilité de développer en chaque personne un enthousiasme constant à se transformer soi-même et à s'affranchir des motifs socioculturels du passé. Sur la croyance qu'il existe de manière latente en chaque homme et femme le pouvoir d'être plus grand qu'il n'est, plus créatif, plus libre, et pourtant plus profondément engagé au processus de transformation du monde, je maintiens que chaque personne est un "être céleste" si seulement il acquiert la force et le courage de tenir par la vérité de son être, et parvient à tenir sa place et remplir sa fonction sur cette terre en suivant les "instructions" célestes que révèle le cielvi."

Dane Rudhyar était un proche cousin d’Alan Leo sur la prépondérance du potentiel humain et la compréhension spirituelle du destin. Son engagement spirituel résidait dans la forme théosophique propre à Alice Bayley ; lui-même se voyait comme un chef charismatique ou un avatar du New-Age arrivant. Mais Dane Rudhyar était issu d'un milieu culturel très différent d’Alan Leo. Il était français, pas anglais. En ses jeunes années, il baignait très intensément dans la subculture artistique et musicale parisienne d’avant la 1ère Guerre mondiale ; et le plus gros de sa longue vie astrologique s'est passé en Californie, englobant avec l'émergence de la pensée New-Age les grands changements qui se sont produits sous la conjonction Uranus-Pluton des années 60. Dane Rudhyar a inventé le terme "d'astrologie transpersonnelle" par l’injection d’éléments judicieusement choisis de la psychologie jungienne dans l'essentiel du cadre théosophique d'Alice Bailey sur l'évolution de l'âme, privilégiant une possible liberté spirituelle débarrassée de ce qu'il appelait "les motifs socioculturels du passé". C’est une astrologie quasi psychologique et quasi spirituelle exprimée dans le langage de la culture New-Age du xxe siècle, toujours inspirante pour un grand nombre d'astrologues, notamment aux États-Unis.

Le thème de Dane Rudhyar exprime l'astrologie qu'il a pratiquée et promulguée parce qu’il reflète, comme toutes les nôtres "ce qu'il voit le mieux". Son Soleil en Bélier en III suggère un éducateur pionnier ; l'Ascendant Sagittaire avec son maître Jupiter dans la Maison des autres ("le public") met l'accent sur la manière dont il se voit, ici un professeur de savoirs spirituels ; et son Chiron natal, proche du Milieu-du-Ciel et opposé au Soleil, représente son grand souci pour la guérison des âmes blessées et l’abandon des vieux motifs sociaux et familiaux. Comme Allan Leo, ses contacts Soleil-Jupiter et Lune-Jupiter le rendent fervent, et cet accent particulier peut refléter l'intérêt pour l'évolution spirituelle commun aux deux astrologues. Dane Rudhyar a une plus grande dominance en air, d’où son besoin de développer une philosophie personnelle, un cadre d'idées qui incorpore des sources théosophiques, mais n’en est pas totalement dérivé. Cependant, pour les deux, l'astrologie est plus un chemin spirituel et un corps de connaissances pouvant être mis à la disposition de tous qu’une sapience ésotérique.

John Addey

15 juin 1920, 8h 15 – Barnsley (Angleterre)

Enfin, je voudrais regarder le thème de John Addey, qui nous informe que :

John Addey

John Addey"L’astrologie a… des aspects dont certains transcendent sa fonction divinatoire. Tout d’abord, c’est un système symbolique d’un ordre supérieur qui peut être d’une aide très précieuse pour la contemplation des vérités de la philosophie mystique… Quand nous entrons dans le domaine du symbolisme, nous ouvrons le champ à de plus hautes facultés humaines de raison et d’intuition, ainsi qu’à la science et à la philosophie au sens le plus vrai et le plus intégral… La vraie pratique de l’astrologie dépend de la lecture symbolique du thème natal ; une bonne synthèse dépend d’une bonne analyse et une bonne analyse, de la connaissance des lois et des principes du symbolisme astrologique."

John Addey n’aimait pas la divination astrale et trouvait déplaisante toute astrologie dans laquelle "la voie à suivre viendrait d’un prétendu pouvoir supérieur qu’il faudrait soi-disant requérir ou invoquer". Au lieu de poursuivre la vision théosophique d’une révélation et d’une transformation annoncées par un New-Age imminent, il privilégiait la dimension contemplative et philosophique de l’astrologie, trouvant son inspiration dans l’harmonie, l’ordre, la beauté et l’intelligence que décrit de façon si éloquente la philosophie platonicienne. Son thème, contrairement à ceux de Leo et Rudhyar, est principalement de type air : le Soleil, maître du thème, et la Lune sont tous deux en Gémeaux et dans une Maison d’air (la XI). S’y ajoutent l’esthétique intellectuelle d’une conjonction Soleil-Vénus et la pensée innovante d’un trigone Soleil-Mars en air. John Addey n’a jamais attiré de sympathisants ou de partisans comme Dane Rudhyar, pas plus qu’il n’a cherché à "faire la pub" de l’astrologie pour la mettre au service du public comme Allan Leo. La sienne est à l’image de la manière dont il a vécu sa vie : en homme profondément introspectif et réfléchi dont les vérités ne tiennent ni dans la tradition inspirée de Rudhyar ni dans le cadre théosophico-religieux de Leo, mais dans la perfection des motifs géométriques de l’unité cosmique qu’offre la pensée grecque antique.

"Variété des expériences astrologiques"

Patrick Curry et Roy Willisvii
(Astrology, Science and Culture)

Dans leur livre Astrology, Science and Culture, Patrick Curry et Roy Willis font un traitement intéressant de la Variété des expériences astrologiques – jeu de mots inspiré des Formes multiples des expériences religieuses de William James paru au début du xxe siècle. Inévitablement, ces auteurs clarifient tout au long de leur livre leur avis personnel sur l’astrologie. Toutefois, nous avons tous un avis personnel et même si les catégories qu’ils proposent peuvent être utiles à mettre l'accent sur la longue histoire des différentes traditions religieuses et philosophiques d'où nous tirons notre savoir astrologique moderne, ce sont des catégories simplifiées – cinq seulement. Il me semble que certaines ne sont pas incluses dans leur liste. Aucune catégorie hybride n’est donnée alors qu’il ne fait aucun doute que, par une justification complète, chacun pourrait objecter que "son" astrologie ne rentre pas exactement dans ces cases. Il y aurait d’ailleurs quelque chose de passablement faux si toutes les perspectives personnelles convenaient trop bien. Comme les typologies astrologiques, de telles classifications existent pour faire réfléchir, s’interroger, débattre et explorer ; elles ne donnent pas un jeu de règles sacrées permettant de définir des vérités individuelles.

Les définitions actuelles de l’astrologie divinatoire – celles que Patrick et Roy privilégient – sont enracinées dans la tradition des présages de l’ancienne Mésopotamie ; elles évoquent une certaine perspective cosmologique nécessitant d’accepter la réalité objective d’une pluralité de divinités avec lesquelles il faut maintenir un dialogue continu pour déterminer et négocier "la volonté des dieux". Ceci met au premier plan le travail de prévision, notamment – comme le veut la tendance actuelle – celui de l’astrologie horaire par rapport aux transits et aux directions. Se chevauchant tout en étant fondamentalement différentes, l’astrologie comme la divination sont les approches néoplatoniciennes et hermétiques les plus orientées vers la philosophie. Elles peuvent englober des domaines aussi complexes que la magie astrale et la théurgie – que l’astrologie kabbalistique médiévale met plus encore en évidence – mais tendent par dessus tout à voir dans les configurations astrales davantage des symboles d’un cosmos unifié plus que des causes mécaniques ou des représentants de puissances divines. Les notions de correspondances ou de sympathies se retrouvent à la fois dans les approches divinatoires et néoplatoniciennes/hermétiques, ces dernières tendant à être plus "intérieures" au sens psychologique actuel le plus large.

Le modèle donné par Ptolémée au iie siècle après J.-C, qui a dominé l’astrologie jusqu’à la Renaissance puis à nouveau jusqu’au xxe siècle, est enraciné dans la vision d’Aristote, un cosmos vu comme une formidable machine créée par une déité mais fonctionnant selon une mécanique ordonnée à travers l’espace et le temps. Cela ressemble plus à une conception causale que synchrone, plus étroitement liée à ce que nous entendons maintenant par scientifique, quoique cela ne soit peut-être pas aussi simple que Patrick et Roy le suggèrent. Ainsi existe-t-il une corrélation complexe entre la causalité – celle dont parle par exemple Alan Leo quand il déclare que "le caractère est le destin" – et la synchronicité entre les configurations planétaires, la personnalité humaine et les événements extérieurs. Le terme d’astrologie scientifique est plutôt un abus de langage puisque la science, telle que les astrologues la concevaient avant la période des Lumières, englobait bien plus que ce que nous pourrions assigner maintenant au domaine de la religion. C’est pourquoi tant d’astrologues parlaient de leur travail comme d’une science divine ; s’ils comptaient sur la prédictibilité des mouvements planétaires et sur la fiabilité de l’expérience directe – deux critères qualifiables aujourd’hui de méthodes de sciences naturelles – ils ne reconnaissaient pas moins la nature vivante et interconnectée du cosmos, celle des correspondances entre l’être humain et tous les niveaux de l’univers, le physique et le divin. La "science" de William Lilly, et toutes ses règles sur l’interprétation des thèmes horaires, est toujours basée sur une vue d’ensemble qui englobe un cosmos unifié et doté d’une âme. Et la plupart des recherches statistiques faites par des astrologues – qu’il s’agisse de convaincre une communauté scientifique obtuse ou d’enquêtes "maison" destinées à développer notre propre compréhension par des données empiriques – même sans terminologie spirituelle manifeste, sont rarement détachées de cette idée de cosmos doté d’une âme.

Selon Patrick et Roy, l’astrologie psychologique serait plus scientifique que sa pratique divinatoire ; il n’en est rien. En fait, elle est plus proche de l’astrologie néoplatonicienne, hermétique et kabbalistique, et repose davantage sur l’idée des correspondances symboliques et le concept de synchronicité que sur ce que la science appelle la "cause instrumentale". Car en définitive, quelle que soit la perspective avec laquelle nous avons le plus d’affinité, et bien que nous puissions faire entre nous des déclarations informelles du genre : "je sens que ce transit de Saturne est en train de me fatiguer et de me déprimer !" il est peu probable qu’aucun de nous croit qu’un gros morceau de roche et de gaz fonçant à travers l’espace nous "fasse ressentir" quoi que ce soit.

Apparemment, plus nous devenons complexes, moins nous avons de certitudes sur l’étude et la pratique de l’astrologie. Les problèmes techniques comme les différents systèmes de domification, les dignités et détriments, les aspects hors signes, les "anciens" ou "nouveaux" gouverneurs, les méthodes de pronostication ou l’usage de l’Ascendant natal ou local dans les Révolutions Solaires, ne peuvent être résolus que par l’expérimentation et la prise de conscience que les êtres humains sont capables d’englober de nombreux niveaux différents, compréhensibles par bien des "thèmes" différents. La récente prolifération de corps célestes ou la relégation de planètes comme Pluton au rang de "planète naine" n’est inquiétant que si l’on attend d’une doctrine absolue qu’elle nous dise une fois pour toutes ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Or, une telle doctrine continue à nous échapper. Nous n’avons que l’expérience et l’expérimentation sur lesquelles nous appuyer pour découvrir où et comment faire son meilleur travail. Tenter de définir quelle astrologie est "vraie" et quelle autre est "fausse" est une entreprise qui ne peut réussir que si l’on croit que "vrai" et "faux" sont des absolus qui reflètent nos convictions personnelles uniques, et non la vision pluraliste et multidimensionnelle de la vie que partagent les êtres humains en masse [en français dans le texte]. Bien que notre système symbolique ait conservé son intégrité structurelle pendant plus de deux millénaires, il est dans la nature des symboles d’exprimer non seulement une certaine force mystérieuse et ineffable mais aussi de prêter à des interprétations différentes et souvent largement contradictoires, chacun d’eux pouvant être, pour des individus particuliers, dans des cultures particulières et à des époques particulières, expérimentés comme "vrais".

Le manque de certitude peut susciter de l’anxiété, et cette anxiété risque de mener à la quête intense d’une Vérité unique prompte à nous faire faire des choix en blanc ou noir. Bien que rassurant en apparence, ceci est à la base du fondamentalisme qui est, et a toujours été, une réponse typiquement humaine à la terreur de perdre la certitude. Et le fondamentalisme, comme nous l’avons vu que trop bien dans le domaine religieux, et parfois dans celui de l’astrologie, engendre l’intolérance et la haine. On peut trouver de la valeur dans les anciennes techniques hellénistiques ou les corps célestes récemment découverts, ou privilégier une approche divinatoire ou psychologique, déterministe ou mécaniste, poétique ou religieuse, ou un mélange complexe de toutes et de bien d’autres encore. Mais ce qui compte le plus, c’est de reconnaître que l’astrologie a toujours contenu plusieurs astrologies. A chacun d’entre nous de trouver le mélange unique qui correspond à ses aspirations les plus profondes et offre un véhicule à ses talents spéciaux. Peut être que la chose la plus créative que l’on puisse faire en tant qu’astrologue, c’est de trouver l’astrologie et la façon de vivre la vie qui traduisent de la manière la plus authentique qui nous sommes en tant qu’individus, et l’exercer avec autant d’habileté et d’intégrité que possible dans le respect des opinions de ceux qui, étant des individus différents, pratiquerons inévitablement une astrologie différente mais tout aussi valide.

Pour conclure, j’aimerais reformuler la citation d’Alexander Ruperti. Il a écrit :

"Il n’y a pas qu’une Astrologie avec un A majuscule. A chaque époque, l’astrologie de son temps fut une réflexion sur l’ordre que chaque culture voyait dans les mouvements célestes, ou sur la relation que la culture formulait entre les cieux et la terre."

"Il n’y a pas qu’une astrologie avec un A majuscule. Pour tout astrologue aujourd’hui, l’astrologie n’est pas seulement une réflexion sur le type d’ordre que notre culture voit dans les mouvements célestes, ou le type de relation qu’elle formule entre le ciel et la terre. C’est aussi le reflet du tempérament inhérent de l’individu – nos espoirs, aspirations, histoires personnelles, conflits, peurs, talents, croyances, à la fois conscients et inconscients – ainsi qu’une réflexion sur les attitudes et les perceptions que chacun de nous apporte à l’histoire de nos vies individuelles."

Conférence de Liz Greene lors du congrès de l’Astrological Association, septembre 2008.

Traduit de l’anglais par Jean-François RENUCCI - mai 2016

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